Se ressourcer pour être performant — TŸKAZ #5

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Cinquième volet de notre saga consacrée à Françoise Poulain-Bazin, lauréate 2014 du concours « Je crée, je développe, je pérennise mon entreprise » organisé par Biilink, avec le soutien de la Caisse d’Epargne. Prendre du temps pour soi pour gagner en efficacité, en clarté de pensée et en productivité. Difficile voire impossible lorsque l’on est chef d’entreprise ? Exemples à l’appui, la fondatrice de TŸKAZ, première société française de pressing connecté, lève le voile sur ces idées reçues en partageant cinq de ses astuces pour se ressourcer malgré un agenda serré.

Piste 1 : optimiser son temps de trajet

« J’avais l’habitude d’écouter BFM le matin en me rendant au travail et le soir en rentrant chez moi. Les informations radio me permettaient certes de me tenir au courant de l’actualité business mais, par-dessus tout, elles me gardaient connectée à mon activité et au travail en général. En tant qu’entrepreneure, c’est évidemment utile d’être informée de la vie économique et financière, mais pas nécessairement à haute dose. Le mieux est l’ennemi du bien. Forte de ce constat, j’ai décidé de changer de station à la faveur d’une radio de musique classique. Aujourd’hui, mes temps de trajet sont l’occasion de me détendre au rythme des concertos. »

Piste 2 : pratiquer une activité manuelle

« Au démarrage de TŸKAZ, j’ai redémarré le jardinage, une activité que j’affectionne car elle me permet de me vider la tête alors que je suis en effervescence toute la journée. Le timing peut sembler paradoxal car ce loisir réclame du temps mais, déjà au lancement de mon projet, j’ai su qu’il me faudrait pratiquer une activité qui m’offre certaines plages de répit. J’ai donc planté potirons, navets et autres carottes, que je cultive avec bonheur. Prendre soin de soi, c’est aussi bien manger. Alors quel plaisir ensuite de cuisiner les fruits — ici, les légumes ! — de mon travail. C’est un élément de ressource basique, qui permet en outre de partager un moment convivial en famille autour d’un bon petit plat. »

Piste 3 : s’octroyer une pause dès que possible ou nécessaire

« Dans les locaux de TŸKAZ, nous jouissons d’un petit patio. Les journées sont longues et, le midi, j’aime profiter de cet extérieur pour décompresser, éventuellement fermer les yeux quelques minutes, allongée sur un transat. Comme dans ces grandes multinationales telles que Google ou Facebook, j’encourage mes collaborateurs à faire la sieste si le besoin s’en fait sentir. Ce ne sont pas leurs 20 minutes de pause qui entraveront le bon fonctionnement de l’activité. Au contraire. Je suis persuadée que des pauses qualitatives sont excellentes pour le moral des troupes et, in fine, pour l’efficacité et la productivité en général. »

Piste 4 : chausser ses baskets

« La course à pied est une excellente échappatoire pour se défouler et se retrouver seule avec soi-même. Au-delà des bénéfices sur le physique, c’est aussi et surtout un très bon exercice pour tester son mental. La première fois, par exemple, que j’ai couru un semi-marathon, j’ai pleuré sous la pression. Mais ma motivation à franchir la ligne d’arrivée était plus forte. Et alors que mes jambes tremblaient de fatigue, je n’ai écouté que ma tête. Cette force d’esprit est une vraie leçon : les limites sont celles que l’on se fixe. Les jours où j’ai un coup de mou, je chausse mes baskets et, immédiatement, ce schéma mental se remet en place. Je me sens ressourcée, invincible ! »

Piste 5 : se faire plaisir… sans culpabilité !

« Dans nos vies actuelles, difficile de se dégager du temps pour soi. Mais le temps, c’est ce qu’on en fait. Cela réclame de revoir sa liste de priorités sans doute, de s’organiser différemment peut-être, voire de faire quelques sacrifices, mais ça en vaut la peine car, au bout du compte, les bénéfices sont plus importants que le manque à gagner. Récemment, je me suis accordé un week-end de trois jours. J’en ai profité pour faire du shopping. Je me sentais un peu coupable à déambuler dans les rues piétonnes, jusqu’à ce que je me rende compte que de mettre mon cerveau au repos était un mal nécessaire et utile. C’est en discutant avec les commerçants que l’idée m’est venue : créer avec eux de nouveaux relais pour développer TŸKAZ. Le projet n’en est qu’au stade de réflexion, mais jamais je n’en aurais eu l’idée si, à la base, je ne m’étais pas laissé convaincre de souffler un peu. »

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