Femmes entrepreneures : pourquoi se sont-elles lancées ?

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Répondre à un besoin, dupliquer un concept novateur ou travailler enfin pour soi : les raisons et déclics qui conduisent les femmes à créer leur activité sont multiples. A l’occasion de la Journée nationale des femmes entrepreneures, qui s’est tenue le 7 octobre dernier lors du Salon SME (salon des micro-entreprises), Claire Cano, cofondatrice de Luckyloc, Pascale Fildier, présidente du site Rendezvouscheznous.com et Chantal Mainguené, fondatrice de Môm’artre, nous ont détaillé leur parcours.

Quel est le bon moment pour entreprendre ? Chaque entrepreneur apporte à cette question une réponse personnelle, influencée par son histoire, ses envies et sa carrière.

Un concept comme trouvaille

Alors étudiante d’HEC Paris, Claire Cano effectue un échange universitaire en Nouvelle-Zélande, où elle découvre par hasard le concept de « drive away ». Séduite par ce principe novateur, qui consiste à donner la possibilité aux particuliers de prendre en charge l’acheminement de voitures de location pour 1 euro seulement, elle importe aussitôt ce concept en France, et fonde Luckyloc en 2012 avec un camarade de classe. Pour démarrer son activité, elle a contracté un prêt étudiant et intégré un incubateur du réseau Paris Pionnières. « Je ne pensais pas lancer mon entreprise sitôt mes études terminées. C’est grâce à la découverte d’une idée innovante que j’ai décidé de foncer », expose la jeune femme de 25 ans, qui emploie désormais 8 personnes en CDI.

Un changement de carrière

Avant de devenir entrepreneure, Pascale Fildier occupait un poste de cadre dans le secteur bancaire. A 57 ans, on lui soumet une mutation en Asie, qu’elle refuse. Un épisode qui agira comme un déclic pour concrétiser son envie de maîtriser son propre business en s’investissant dans le tourisme en ligne. En 2013, elle crée alors avec un associé le site Rendezvouscheznous.com, qui propose aux voyageurs d’aller à la rencontre des habitants de leur lieu de vacances en partageant une activité avec eux. Basée à Marseille, l’entreprise est entrée dans une pépinière afin de structurer son développement. Pascale Fildier a également fait le pari de « s’inscrire à de nombreux concours de start-up, pour acquérir de la visibilité et engranger des financements. Mais aussi pour se faire repérer par des grands noms qui vous ouvrent leur réseau ».

Une réponse à un besoin personnel

En 2001, Chantal Mainguené a fondé Môm’artre dans son quartier, pour remédier à un des problèmes majeurs qu’elle rencontrait alors : trouver un mode de garde avec horaires élargis pour la sortie d’école de ses deux filles, dont elle s’occupait seule. Afin de permettre aux parents de concilier vie familiale et carrière épanouie, elle a lancé un réseau d’accueil périscolaire solidaire destiné aux enfants de 6 à 11 ans, centré sur la pratique artistique. « J’ai été accompagnée par France Active pour le financement de mon projet, précise Chantal Mainguené. Même si j’ai démarré seule, j’ai très vite impliqué les parents et les artistes dans les prises de décision. » Aujourd’hui, Môm’artre emploie 60 salariés, répartis dans 10 antennes à Paris et en province.

 

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