Jacques Huybrechts, recettes pour entreprendre heureux

GENERALI - 19 septembre 2008 - Paris

Promouvoir un nouveau modèle pour l’entreprise et la société, qui fasse rimer compétitivité et réalisation de soi, telle est l’ambition du réseau de dirigeants Entrepreneurs d’avenir. Son fondateur, Jacques Huybrechts, partage avec Horizon Entrepreneurs sa vision de l’entrepreneuriat et nous livre sa recette du bonheur.

Pourquoi avoir fondé Entrepreneurs d’avenir ?

Je me suis découvert, très tôt, une âme d’entrepreneur. A l’époque étudiant à la Sorbonne, j’ai mis sur pied ma première conférence. D’abord une, puis deux, puis trois. C’est donc naturellement que je me suis engagé dans cette voie. Quand j’ai choisi de m’installer à mon propre compte, j’ai vite constaté que les entrepreneurs avaient besoin de se réunir pour échanger sur leurs activités, leurs problématiques du quotidien. C’est à partir de ce constat que j’ai créé Entrepreneurs d’avenir. Aujourd’hui, ce réseau de dirigeants de TPE, ETI ou PME, compte 700 membres, qui se réunissent chaque année à l’occasion, entre autres, du Parlement des entrepreneurs d’avenir et de ses déclinaisons régionales.

Selon vous, à quelles conditions faut-il entreprendre ?

Contrairement aux idées reçues, tout le monde n’est pas fait pour entreprendre. Bien souvent, les porteurs de projet, à trop se bercer d’illusions, tombent dans la désillusion. Diriger une entreprise ne s’improvise pas. Cela réclame des compétences de gestion, commerciales, voire de management selon les cas. Avant de se lancer, il faut se poser les bonnes questions : pourquoi je souhaite entreprendre ? Quelle vision j’ai de mon projet sur le court, moyen et long terme ? Quelle utilité sociale je peux avoir ? Et surtout, quel modèle économique je souhaite mettre sur pied ? Peu d’entrepreneurs s’interrogent sur ces sujets qui sont pourtant fondamentaux et qui participent au succès du projet. Le principal facteur de réussite selon moi ? Etre dans le juste milieu entre réalisation économique de son projet et réalisation de soi. On est parfois trop dans l’économique ou trop dans le développement personnel. Il faut être capable de se remettre en cause pour trouver son propre équilibre par touches successives.

Un conseil pour « entreprendre heureux » ?

Eviter de tomber dans un fonctionnement spéculatif et répétitif : créer pour faire du bénéfice avant de revendre et de recommencer. Bien sûr, nombreux sont les entrepreneurs à se satisfaire d’une simple réalité économique et financière. Mais ce modèle n’est ni vertueux ni pérenne car, au final, ce qui rend un entrepreneur heureux c’est la nature du projet, plus encore que les revenus générés. Si un créateur n’aime pas le secteur dans lequel il entreprend, s’il n’est pas convaincu par son modèle de business – au-delà de son aspect économique –, il finira par manquer de conviction, de motivation et d’envie. Mon ultime conseil, et s’il ne fallait en retenir qu’un, serait le suivant : peu importe le temps que cela prend, il faut trouver le bon projet, celui qui correspond à soi, qui répond à ses envies et qui nous fait nous lever chaque matin avec l’envie d’entreprendre.

 

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