3e Baromètre des femmes entrepreneures : le rôle clé de l’accompagnement

Barometre-Entrepreneurs

Pour la troisième année consécutive, la Caisse d’Epargne publie son Baromètre des femmes entrepreneures. Après la création en 2012 et le développement en 2013, l’accent a été mis cette année sur l’accompagnement. Celui-ci est bel et bien la clé de voûte du succès pour de nombreux entrepreneurs. Pourtant l’étude bouscule les idées reçues en matière d’accompagnement…

Publié le 1er octobre 2014, le 3e Baromètre des femmes entrepreneures, initiative des Caisses d’Epargne et de leur Fédération nationale, s’attache cette année à comprendre comment les femmes entrepreneures perçoivent l’accompagnement. On l’a dit et on le redit, être accompagné est décisif à chaque étape de la vie d’une entreprise, de la création à la transmission en passant par le développement, qu’il se fasse sereinement ou dans les difficultés.

On apprend quoi sur l’accompagnement ?

Premier constat étonnant : l’accompagnement est d’abord une question de perception.
Les entrepreneurs, hommes et femmes confondus (48 %), associent l’accompagnement à des personnes – accompagnants – plutôt qu’à un type d’accompagnement (aides financières ou conseils par exemple). 20 % des personnes interrogées n’ont aucune idée de ce qu’est l’accompagnement ou ne l’ont pas perçu comme tel ! Pour 23 % des femmes, les accompagnants sont, d’abord, les CCI ou les chambres des métiers et de l’artisanat.

Comment l’accompagnement est-il perçu pendant la création ?

38 % des entrepreneurs estiment avoir été accompagnés pendant la création de leur entreprise. Dans le détail, 44 % des femmes contre 36 % des hommes. Ils sont, en réalité, 82 % à avoir bénéficié de l’aide d’un accompagnant à la création.

A 77 %, ce sont les experts privés de type banquiers ou experts-comptables qui sont cités par les entrepreneurs estimant avoir bénéficié d’un accompagnement. Viennent ensuite les structures administratives et collectivités territoriales, dont les CCI et chambres des métiers et de l’artisanat dans 47 % des cas.
Les réseaux d’accompagnement, dont c’est pourtant la vocation première, ne sont cités qu’à hauteur de 6 %.
Enfin, pour ceux ayant perçu l’accompagnement, c’est à 84 % l’accompagnement humain (conseil juridique, formation, mise en relation, coaching) qui les a marqués. L’accompagnement financier est cité à hauteur de 70 % néanmoins, mais l’accompagnement matériel à seulement 12 %. Les femmes (52 %), plus que les hommes (36 %), ont bénéficié d’un prêt bancaire lors de la phase de création.

A noter

En phase de création, les femmes se distinguent par un recours plus important aux CCI et chambres des métiers et de l’artisanat. Elles les sollicitent à 41 % contre 28 % pour les hommes. Les banquiers sont sollicités par 46 % d’entre elles (contre 33 %). Quant aux réseaux de type associatif, le chiffre reste à la marge : 7 % pour les femmes et 2 % pour les hommes.

Comment l’accompagnement est-il perçu pendant la phase de développement ?

34 % des entreprises de plus de 3 ans qui ne sont pas en difficulté ont le sentiment d’être suffisamment accompagnées pour le développement de leur entreprise (41 % pour les femmes contre 32 % pour les hommes).

Au total, 69 % des entrepreneurs rapportent avoir bénéficié d’un accompagnement au développement de leur entreprise dont 73 % des femmes interrogées.
Conseils, prêts et formation sont au nombre des accompagnements sollicités. Les attentes sont d’ailleurs très fortes en matière d’accompagnement juridique, fiscal et comptable.

Ce que l’on retiendra ?

C’est, avant toute chose, l’important manque d’information sur l’accompagnement et, particulièrement, sur les réseaux d’accompagnement, qui souffrent d’un déficit de notoriété : 58 % des entrepreneurs interrogés pensaient pouvoir se débrouiller seuls, sans l’aide d’un réseau de type associatif. A titre d’exemple : seules 12 % des femmes connaissent le FGIF (Fonds de garantie à l’initiative des femmes) et 1,5 % en ont bénéficié ! Les banques et les experts-comptables tirent leur épingle du jeu et les accompagnants sont plus facilement identifiables que les types d’accompagnement.

La marge de progrès en matière d’accompagnement est donc non négligeable, tant en période de formation que de développement. Celle-ci passera, d’abord, par une prise de conscience, par les entrepreneurs ou futurs entrepreneurs, de ce qu’est l’accompagnement.

Pour en savoir plus, lisez le communiqué de presse du 3e Baromètre des femmes entrepreneures.

Pour en savoir plus sur l’engagement de la Caisse d’Epargne auprès des femmes entrepreneures :

Infographie-barometre-femmes-entrepreneures-2014

Qui est la femme entrepreneure ?

– La femme entrepreneure a 48 ans en moyenne.
– Elle exerce son activité plus souvent que les hommes dans le secteur des services (38 % vs 26 %) et emploie 1,9 salarié.
– La moyenne de son chiffre d’affaires 2013 est de 182 K€.

 

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