« La franchise nous a permis de nous lancer dans une nouvelle activité »

Depuis 2012, Franck et Françoise Mirassou ont repris en franchise un magasin GrandOptical à Pessac, près de Bordeaux. Bien que ni l’un ni l’autre ne soit issu du milieu de l’optique, le couple a malgré tout choisi de se lancer dans cette aventure. Retour d’expérience au bout de 12 mois d’activité.

Apprendre un nouveau métier

Françoise Mirassou, gérante du magasin, n’a pas un parcours linéaire. Après une expérience en marketing chez Jean Patou, un poste de commerciale en cabinet d’ingénieur et chimie, elle décide avec son mari de passer son diplôme d’opticien et de reprendre une franchise GrandOptical. « Les franchisés ne sont pas obligés d’avoir un diplôme, contrairement au gérant. Or, nous souhaitions avoir la double casquette et je ne voulais pas exercer sans légitimité technique. C’est la raison pour laquelle j’ai passé mon diplôme », explique Françoise Mirassou.

L’optique, un marché porteur

Au croisement de plusieurs univers présentant un intérêt pour elle : la mode, la technique et le commercial, cette entrepreneure s’est laissé convaincre par un marché florissant et une situation géographique avantageuse. En effet, selon une étude menée en avril 2013, 90 % des Français de plus de 60 ans sont porteurs de lunettes, contre moins de 30 % des moins de 30 ans, et sur un total de 12,2 milliards d’euros de dépenses en biens médicaux en 2011, l’optique (lunettes et lentilles) en totalise 44 %. [1] « Nous avons tout de suite été séduits par le projet et par cette boutique lumineuse et spacieuse. Le concept semblait intéressant et la proximité de Pessac avec Bordeaux nous assurait une belle clientèle », s’enthousiasme-t-elle.

La franchise : apport de clientèle et de compétences

Le choix d’un développement en franchise est une garantie de la réputation et de l’image du magasin. « En tant que franchisés, nous bénéficions de l’aura de la tête de réseau, et donc de sa clientèle, tout en étant indépendants ». Pour les Mirassou, l’installation en franchise a également présenté d’autres avantages, notamment d’un point de vue opérationnel. La mise à disposition d’équipes pour agencer le magasin, les contacts fournisseurs et autres prestations sont un véritable support pour la gestion du point de vente au quotidien. La relation créée avec la tête de réseau repose sur la confiance. « Nous apprécions le fait d’avoir quelqu’un à l’écoute, qui puisse nous aiguiller dans la politique de vente à mener », note Françoise Mirassou.

Cependant, si les relations sont bonnes, il peut exister des tensions qu’il faut savoir gérer. « Il nous arrive de ne pas nous accorder sur le choix des produits à mettre en avant. La politique “nationale” de la tête de réseau ne correspond pas toujours aux besoins de notre clientèle locale », déplore Françoise Mirassou. Globalement satisfaits de leur choix malgré cela, Franck et Françoise Mirassou concluent sur la diplomatie et la confiance à déployer pour maintenir des relations agréables et une bonne entente avec les têtes de réseaux.


[1] Source : UFC-Que choisir d’après DREES, comptes nationaux de la santé 2011

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