La recherche de financements – Un an avec LuckyLoc

Ce mois-ci, place au septième volet de la saga LuckyLoc. Horizon Entrepreneurs explore la recherche de financement, étape indispensable mais délicate pour faire décoller la start-up. Comment établir un budget prévisionnel ? Trouver des investisseurs ? Ou encore, bien employer les fonds ? Claire Cano et Idris Hassim sont récemment parvenus à lever 300 000 euros et partagent avec nous cette nouvelle expérience.

Etablir un budget prévisionnel

Un business plan bien détaillé a été incontournable pour capitaliser sur le démarrage prometteur de LuckyLoc et rassurer les éventuels investisseurs. Sans pour autant minimiser les variables pouvant influer sur le chiffre d’affaires. « Nous avons établi un plan réaliste, basé sur la progression des premiers mois (notre levée de fonds a été réalisée après 6 mois d’activité) tout en tenant compte de la saisonnalité du secteur de la location et du rythme des contrats signés avec les loueurs. ».

Pour établir leur budget prévisionnel, les deux jeunes entrepreneurs ont également dû calculer les dépenses à couvrir, la trésorerie et les futurs investissements, aidés en cela par leur incubateur, Accuracy. « Pour améliorer et maintenir le site, nous faisons appel à des développeurs informatiques, une ressource clé pour notre projet. Par ailleurs, nous avons un poste mensuel pour le marketing et prévoyons des investissements pour développer une application pour Smartphone, sortir une nouvelle version du site, etc. », explique Idris. Une étape qui a permis aux jeunes entrepreneurs de déterminer de quelle somme ils avaient besoin et comment ils comptaient l’utiliser.

Solliciter les bons partenaires

Banques, incubateurs, investisseurs privés représentaient autant de recours possibles pour trouver une solution de financement. Après réflexion, Claire Cano et Idris Hassim ont décidé de soumettre leur projet à des investisseurs privés. « Cela nous semblait plus rapidement accessible que de nous adresser à des banques. Nous avons fait appel à un réseau de business angels et rencontré un fonds d’investissement prêt à nous soutenir. Nous souhaitions également obtenir un financement par un acteur du secteur. C’est ce qui est arrivé puisque notre projet a intéressé l’Argus Innovation, un spécialiste de la cote automobile. Nous espérons par ce lien créer une synergie avec leur réseau. Au total, nous avons levé 300 000 euros, explique Claire. Une partie de ce financement représente une cession de notre capital pour y faire entrer ces nouveaux partenaires et Accuracy », précise-t-elle.

Savoir solliciter les bons conseillers

La perspective de cette cession a nécessité l’intervention d’un avocat spécialisé pour conseiller Claire et Idris : « Les aspects juridiques sont complexes et chronophages dans une levée de fonds, l’avocat nous a aidés à décider des clauses essentielles du pacte d’actionnaires et à le rédiger. Nous avons ainsi pu boucler plus rapidement l’opération », commente Idris. « Des entrepreneurs que nous connaissons par les incubateurs ou notre ancienne école, et qui étaient passés par là avant nous, nous avaient alertés sur les pièges à éviter », complète Claire.

Financer, c’est aussi faire des choix

Claire et Idris vont gérer ces fonds pour assurer le développement de LuckyLoc dans la durée. Les salaires constituant le premier poste de dépenses, les créateurs mettent sous condition des résultats à venir l’embauche d’un collaborateur supplémentaire. En revanche, LuckyLoc devrait prochainement se doter d’une application mobile et augmenter son budget marketing, conditions indispensables au développement de la TPE.

Le mois prochain, Horizon Entrepreneurs s’intéressera aux dépenses marketing, et aux nouveautés technologiques prévues par LuckyLoc.

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