Comin’Garden : un an après…

En novembre 2011, nous vous présentions Edith Bougenault, créatrice et gérante de Comin’Garden. A l’époque, l’entrepreneure nous confiait les arcanes de son projet dans la restauration rapide. Aujourd’hui, un an après s’être lancée, elle revient pour Horizon Entrepreneurs sur les temps forts et les obstacles qui ont émaillé son parcours, et nous dévoile ses projets futurs.

Quel bilan faites-vous de votre activité, un an après son lancement ?

Le bilan est très positif ! Mon restaurant est tel que je l’avais imaginé : il correspond tout à fait à l’empreinte que je souhaitais lui donner, chaleureux et convivial à la fois. Et malgré l’ouverture de cinq nouveaux points de vente concurrents dans la rue, mon établissement ne désemplit pas : nous accueillons 130 clients par jour, dont 80 % d’habitués et 20 % de gens de passage. Une fidélité qui s’explique notamment par la présence alentour de deux cités d’entreprises, véritables viviers de clientèle.

Quels sont vos secrets pour vous démarquer dans un secteur aussi concurrentiel ?

Avant toute chose, l’originalité ! J’ai en effet misé sur un concept atypique, peu développé jusque-là, de restauration rapide à base de produits bio uniquement, notamment des ravioles et des quenelles fraîches. Par ailleurs, j’ai retravaillé la décoration intérieure du restaurant pour en faire un lieu encore plus accueillant et j’ai fait évoluer mon offre en proposant des prix plus proches du niveau de dépense constaté pour le déjeuner, soit plus ou moins la valeur d’un titre restaurant. Enfin pour booster mon portefeuille clientèle, j’ai multiplié les opérations de communication : distribution de flyers, envoi de newsletters quotidiennes, mise en place de cartes de fidélité et présence accrue sur les réseaux sociaux.

Avez-vous dû faire face à certains obstacles ?

J’ai en effet connu quelques soucis, notamment de trésorerie, en raison des mois difficiles et courts d’août et de décembre. Mais grâce aux bonnes relations entretenues avec ma banque, j’ai pu obtenir des facilités de caisse ce qui m’a permis de toujours  honorer mes échéances de paiement. Cela mis à part, la plus grande difficulté au démarrage a été de trouver des produits bio de qualité et vendus à un prix raisonnable. J’ai dû, pour être fidèle à mes exigences, changer de fournisseur à plusieurs reprises. Aujourd’hui, je collabore avec un détaillant installé dans le Vercors. Il me livre chaque semaine 100 kilos de ravioles reconnues Label Rouge, pour le plus grand plaisir de mes clients !

Quelles sont vos perspectives d’avenir ?

Dans un premier temps, j’ambitionne d’ouvrir un second point de vente Comin’Garden sur Paris, à l’horizon 2014. Cette fois-ci en revanche, je pense m’adjoindre les compétences et les ressources d’un associé car je ne me sens pas pour le moment les épaules pour gérer de front deux restaurants. J’aimerais ensuite développer mon concept en franchise. Mais chaque chose en son temps !

Pour découvrir le portrait d’Edith Bougenault, cliquez ici

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