L’humain avant tout pour réussir

Unrecognizable businessmen shaking hands.

Nous avions déjà parlé des 5 écueils à éviter pour réussir votre vie d’entrepreneur. Aujourd’hui, nous poursuivons notre série « écueils à éviter » avec Agnès Jbeily, créatrice de la start-up Datanoos. Après le dépôt de bilan de son entreprise en 2015, Agnès a analysé son expérience et nous livre ici ses conseils très pertinents sur les écueils à éviter. Retour sur une expérience… bénéfique !

  1. Vous pensez vous associer au feeling sans tenir compte du « savoir-être »

Agnès Jbeily est catégorique : il faut choisir très soigneusement son associé. Elle s’en explique : « Il m’a a paru évident que je devais prendre un associé. Je l’ai logiquement choisi avec des compétences complémentaires aux miennes : cela me semblait nécessaire et je savais que les investisseurs en tiennent compte quand ils étudient votre dossier. Seulement ce n’était en aucun cas suffisant. Pour réussir, il faut être compatible en « savoir-être ». Par là j’entends : les valeurs entrepreneuriales, la façon de porter l’entreprise. Nous nous entendions parfaitement. Mais nous n’avions pas la même vision de l’entreprise. Pour vous donner deux exemples :

  • La valeur temps: pour moi, dans une start-up, il faut aller vite. Le temps est fondamental. Pour mon associé, qui venait de la recherche et de la fonction publique, il fallait prendre le temps.
  • La valeur hiérarchique: dans ma conception de l’entreprise, celle-ci doit être portée par un leader inspirant, même si l’ensemble de l’équipe reste au même niveau hiérarchique. Je ne voulais donc pas de gestion hiérarchique de l’humain, tout en acceptant d’être ce leader fédérateur justement. Mon associé, toujours en raison de son expérience et son vécu professionnel, ne concevait pas cette absence de hiérarchie. Nos visions étaient donc trop éloignées… »
  1. Vous souhaitez vous associer selon la règle du 50/50

Selon Agnès Jbeily, il ne faut surtout pas suivre la règle du 50/50 ! Pourquoi ? « C’est juste un beau concept, mais c’est totalement irréaliste ! L’idée du 50/50, c’est de ne pas favoriser l’un ou l’autre. Seulement, dans les faits, chacun pense qu’il doit être partie prenante dans chaque décision, au minimum à hauteur de ces 50 %. Cafetière rouge ou jaune ? Chacun donne son avis ! Naturellement, on tend donc vers des compromis qui rendent le quotidien très lourd. En réalité, on ne peut pas décider de tout à l’unanimité. Chacun doit prendre des décisions selon son domaine de compétences. Ma solution, ce serait de répartir au minimum les parts à 51 et 49 %. Ou de prendre un troisième associé dès le départ, même à 1 %. Après quelque temps, vous aurez plus de mal à faire entrer un troisième associé car vous aurez peur de casser l’équilibre et une résistance se fera de part ou d’autre. »

  1. Les rôles de chacun sont flous 

Dans la même logique que ce qui précède, un écueil important est celui qui consiste à ne pas définir les rôles. Pour Agnès Jbeily, prenez le temps de « définir les rôles de chacun à l’écrit. Le mode de gouvernance et le fonctionnement de l’entreprise doivent être explicites, noir sur blanc. Ainsi, on y réfléchit, on les identifie, on s’assure de la gouvernance réelle. Pour permettre à chacun et à l’entreprise d’évoluer, on s’installe une fois par semaine autour de la table et on fait le point, quitte à redéfinir et réécrire les rôles. »

Qui est Agnès Jbeily et quel était son projet ?

« Je suis ingénieure de formation et j’ai travaillé comme consultante en marketing pour de grands groupes. A 40 ans, j’ai eu envie de lancer mon projet. L’idée : mettre en place une plateforme d’application mobile pour modéliser et monétiser toutes nos données personnelles échangées sur Internet, par exemple par Facebook, Google et autres Twitter… Nous aussi nous avons le droit de gagner de l’argent avec nos propres données ! J’ai commencé à travailler sur mon projet, baptisé Datanoos (« esprit de la donnée »), en juin 2012 et l’ai lancé en 2013. Nous avons d’ailleurs obtenu de nombreux prix à la création : l’aide à la création des entreprises innovantes, des prix de Réseau Entreprendre et de France Active, le prix de la Femme High-Tech, etc. ».

 

Lire la suite des conseils d’Agnès Jbeily, 3e volet de la série « écueils à éviter ».

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