Femmes entrepreneures : les facteurs de réussite

A l’occasion de la Journée Nationale des Femmes Entrepreneures le 7 octobre dernier, Mara Maudet, gérante d’un réseau de crèches solidaires, et Carine Bussac, créatrice de stands, nous ont détaillé leur parcours de création d’entreprise, lors du Salon des micro-entreprises de Paris. Deux témoignages qui montrent que, lorsqu’on s’en donne les moyens, la réussite est à la portée de toutes !

Une longue gestation

Carine Bussac a lancé en 2011 l’entreprise Bushido, spécialisée dans la conception de stands pour des sociétés qui exposent lors de salons. Son maître mot ? La patience. Elle conseille aux aspirants entrepreneurs de ne pas se précipiter, afin d’être certains de la viabilité de leur projet et de leur capacité à le mettre en œuvre. « Après mon licenciement économique, j’ai pris le temps d’effectuer un bilan de compétences, de suivre un stage de cinq jours à la Chambre de commerce et d’industrie pour comprendre ce qu’est un entrepreneur », précise-t-elle. S’ensuivit une année de préparation incluant l’élaboration d’un business plan, la recherche de financements et la création proprement dite.

Se démarquer

En 2000, Mara Maudet fonde l’Institut d’éducation et de pratiques citoyennes (IEPC), une association qui gère aujourd’hui un réseau de 12 crèches solidaires en Ile-de-France. La singularité ? Proposer un accueil pour les jeunes enfants avec des horaires élargis, mais surtout faciliter l’insertion professionnelle des parents en les accompagnant vers une reprise d’emploi. « Je me suis lancée car il manquait, selon moi, une réponse adaptée à cette problématique. Au début, je n’avais pas de business plan, mais une vraie idée ».

L’importance de l’accompagnement

Mara Maudet a bénéficié de l’aide du réseau France Active dans le développement de son entreprise, qui compte à ce jour près de 300 salariés. Selon elle, l’accompagnement est fondamental, et ce dès le départ : « Si j’ai pu grandir, c’est parce que le réseau était présent à mes côtés ». La dirigeante de Bushido, également accompagnée par France Active, a quant à elle eu recours au Fonds de garantie à l’initiative des femmes (FGIF), une garantie accordée par le réseau couvrant jusqu’à 70 % du montant d’un prêt bancaire, dans une limite de garantie récemment augmentée à 45 Keuros.

Persévérance et sacrifices

Lorsqu’on arrête sa carrière de salarié afin d’entreprendre, il faut parfois accepter de repartir à l’échelon inférieur. « Auparavant, j’étais directrice commerciale. J’ai dû diviser par trois mon salaire et revoir mon niveau de vie, livre Carine Bussac. Il faut avoir les reins solides au début ». Et parfois faire une croix sur les vacances : durant sept ans, Mara Maudet n’a pas pris de congés.

Le rapport à l’argent

Avoir une relation décomplexée vis-à-vis de l’argent est essentiel aux yeux des deux entrepreneures, en luttant contre l’autocensure que les femmes s’imposent parfois. « Il faut aimer l’argent dans le sens honorable du terme. J’apprécie d’en gagner et de le distribuer », soutient la fondatrice d’IEPC.

Fierté et épanouissement

Une fois l’activité installée, les progressions vécues agissent comme de vraies récompenses. Créer son propre business apporte une réelle satisfaction à Mara Maudet, qui souligne le plaisir ressenti « à voir son projet prendre de l’envergure ». Et Carine Bussac de conclure : « Etre à son compte, c’est être libre de gérer sa vie ».

 

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