Zoom sur… Le rachat de parts dans une société

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Médecin-anesthésiste en Meurthe-et-Moselle, le docteur Alexandre Lai a racheté des parts dans la société de médecins où il exerce depuis un an. Il nous explique pourquoi.

Comment s’est déroulée la genèse de votre projet ?

Je connaissais bien la SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée) de médecins anesthésistes et ses co-gérants puisque j’y avais exercé pendant une année. Au terme de cette période, il était convenu de m’intégrer à sa cogérance via l’achat de parts. Il restait encore à définir le montant de la part au terme de l’exercice, et donc le montant de l’emprunt qui en découlerait.

Comment avez-vous procédé ?

J’ai pris rendez-vous avec ma conseillère Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne qui gère déjà une partie de mon patrimoine afin de lui présenter mon projet. Une offre de prêt m’a été proposée et j’ai demandé des contre-propositions à la concurrence. L’offre de la Caisse d’Epargne s’avérant plus avantageuse, j’ai opté pour cette proposition. Une solution plus globale comprenant des services associés m’a été présentée, mais comme je n’en avais pas l’utilité, j’ai uniquement validé le prêt.

Pensez-vous qu’avoir un conseiller unique pour gérer votre patrimoine et votre prêt professionnel pourrait être un avantage ?

Effectivement, avoir une interlocutrice unique qui connaît et gère votre patrimoine constitue sûrement un avantage non négligeable. Dans mon cas, je pense que les différents placements que j’avais préalablement souscrits à titre personnel à de la Caisse d’Epargne ont pu m’être favorables et m’aider à bénéficier d’un prêt avantageux. La disponibilité de ma conseillère fut par ailleurs essentielle pour concrétiser ce projet : ayant peu de latitude pour les rendez-vous physiques, la plupart de nos échanges ont pu se faire par courriels et par téléphone.

Qu’a changé cette acquisition de parts ?

Je suis désormais associé à part entière et cela a deux répercussions : jusqu’alors, mon avis était consultatif ; désormais, j’ai un pouvoir décisionnel à l’instar des autres associés de la société. Etre cogérant de la société aura également une incidence lors de la distribution éventuelle de dividendes, en lien avec les bénéfices du cabinet.

Le conseil Caisse d’Epargne

Comment la Caisse d’Epargne accompagne-t-elle les clients Professions libérales qui souhaitent racheter ou transmettre une activité ?

La réponse de Tatiana Guigard-Poirier, gestionnaire de clientèle Professions libérales à la Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne :

Dans un premier temps, nous passons au crible le projet pour avoir une vue d’ensemble, vérifier qu’il correspond aux attentes du professionnel ou que son prix de vente est justifié. Nous envisageons avec l’acheteur les solutions qui s’offrent à lui (achat de parts en SCM*, constitution d’une SCP** ou d’une SCI***) et qui, toutes, présentent des avantages juridiques ou financiers spécifiques. Enfin, en plus d’une proposition de financement adapté, nous pouvons lui apporter des offres complémentaires, par exemple pour financer un véhicule de fonction. Bien sûr, un tel projet ne s’improvise pas ; il me semble donc important que le professionnel ait déjà un peu d’ancienneté (de 3 à 5 ans) à l’hôpital ou en remplacement dans un cabinet et ait, de fait, quelques bases en gestion d’entreprise. Si les deux parties sont d’accord, l’étude du dossier nous conduira à rencontrer le vendeur. Nous envisagerons avec lui les impacts de la cession en termes fiscaux et patrimoniaux et, au terme d’un bilan gratuit, nous lui suggérerons des recommandations de gestion privée.

* société civile de moyens

** société civile professionnelle

*** société civile immobilière.

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