L’accompagnement par le réseau BGE : un atout face au banquier

BGE-Sophie-Jalabert

L’un des nombreux atouts de l’accompagnement par un réseau est d’arriver bien préparé face à son banquier et d’augmenter ainsi ses chances d’être financé. Rencontre avec Sophie Jalabert, déléguée générale du réseau BGE, qui accompagne 50 000 porteurs de projets par an.

Comment préparez-vous les porteurs de projets à solliciter un financement auprès des banques ?

La rencontre avec le banquier est l’aboutissement d’un travail en amont pour construire un business plan solide. Tout d’abord nous insistons particulièrement sur la réalisation d’une étude de marché. Proposer un produit ou un service qui a un vrai marché potentiel est une des conditions essentielles pour obtenir un financement. Ensuite, nous avons développé un outil de simulation de création d’entreprise. On peut faire varier toutes les entrées (chiffre d’affaires, capacité de remboursement, statut juridique, etc.) et voir l’influence de chacune sur l’ensemble du projet. Cela amène le créateur à comprendre quels sont les éléments cruciaux de la création d’entreprise et donc à construire un business plan solide.

Quels documents fournissez-vous pour demander un financement ?

Grâce à notre outil, nous générons un business plan pensé pour faciliter la compréhension du dossier par le banquier. Il contient notamment une fiche de synthèse qui résume le profil, le marché et les chiffres clés du projet. Lorsque nous y apposons notre logo, cela signifie que nous croyons à ce projet et c’est un gage de sérieux pour les banques. Nous aidons également le créateur à trouver des ressources financières complémentaires auprès des autres acteurs du financement, comme par exemple France Active, Initiative France ou encore l’Agefiph. Cela rassure le banquier et sécurise un projet.

Quels conseils donnez-vous aux créateurs le jour J ?

Tout d’abord nous leur rappelons qu’ils ne passent pas un examen ! Il s’agit d’échanger avec son banquier et de lui donner toutes les informations dont il a besoin pour décider de financer le projet. Ce rendez-vous est un très bon exercice car il s’agit de vendre son entreprise, souvent pour la première fois. Nous effectuons des simulations et faisons beaucoup de pédagogie pour expliquer ce qu’attend un banquier d’un projet. Par exemple, nous sensibilisons beaucoup les créateurs à l’importance de demander suffisamment d’argent pour pérenniser l’avenir de leur entreprise.

 

BGE est un réseau d’accompagnement qui s’adresse à tous ceux qui souhaitent créer leur entreprise, quels que soient leurs profils et l’état d’avancement de leur projet. Créé il y a 35 ans pour démocratiser l’accès à l’entrepreneuriat et faciliter les démarches des créateurs, Jean-Luc Vergne, ancien DRH du groupe BPCE, vient d’être élu président du réseau. En 2014, BGE a reçu plus de 80 000 personnes à travers un réseau de 502 implantations dans toute la France. Après un premier contact pour évaluer la crédibilité du projet, environ 50 000 d’entre elles sont entrées en accompagnement et 17 100 entreprises ont été créées. Les entreprises accompagnées par BGE ont un taux de pérennité à trois ans de 74 % soit dix points de plus que celles qui n’ont pas bénéficié d’un accompagnement (source : APCE)

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