Devenir tailleur de pierre #3 : le travail sur les chantiers

Saga GMH Sophie Bonnet-028
Sophie Bonnet et Lakhdar Lamri sur le chantier du Palais Royal © J. Chiscano

 

Les jardins du Palais Royal se réchauffent progressivement sous les premiers rayons de soleil du printemps. Derrière une immense palissade se cachent quatre étages d’échafaudage d’où s’échappent le son d’une radio et les bruits d’un chantier. Notre saga sur les stagiaires du Brevet Professionnel de Taille de Pierre Monuments Historiques (BPMH) nous emmène aujourd’hui sur un chantier d’exception en plein cœur de Paris.

Casque sur la tête et outil à la main, Sophie Bonnet s’active sur la façade du Palais Royal. « Travailler sur un bâtiment d’exception comme celui-ci, c’est en bonne partie du plaisir », reconnaît la jeune femme enthousiaste. Après plus d’un mois et demi au centre de formation des apprentis (CFA), elle a retrouvé le travail de chantier, un changement qui demande toujours un peu d’adaptation. « Sur un chantier tout va très vite, explique-t-elle. Pour gagner du temps, on se sert de machines que l’on n’utilise pas à l’école. Il me faut toujours un peu de temps pour être à nouveau à l’aise, avec la disqueuse par exemple. »

Le tuteur, pédagogue de l’entreprise

Sous la houlette de Lakhdar Lamri, son tuteur, Sophie gagne peu à peu en autonomie. « Au début, je lui ai montré tous les postes, raconte le chef de chantier, maintenant elle est capable d’effectuer de nombreuses tâches toute seule. Le travail sur un chantier n’est pas évident car contrairement à l’école, on ne maîtrise pas tous les paramètres. Il faut en permanence s’adapter à l’édifice, aux matériaux et aux imprévus. Les exigences ne sont donc pas les mêmes. » Alors, bien sûr, former un apprenti prend du temps que Lakhdar met à profit pour transmettre aussi ses valeurs : l’exigence, la conscience professionnelle et l’amour du métier. Ce que Sophie retient de son formateur ? Sa patience, son sens de la pédagogie et, surtout, ses très nombreux trucs et astuces. « Je suis toujours un peu triste de retourner à l’école, avoue-t-elle, car je préfère vraiment les périodes de chantier. Je suis dehors, je fais ce que j’aime et puis il y a une très bonne ambiance dans notre équipe. On s’entraide beaucoup et je sais qu’il y a toujours quelqu’un pour m’aider en cas de besoin. C’est très important quand on travaille dans des conditions difficiles comme dans notre métier. » Un chantier magnifique et une bonne équipe : une recette gagnante que Sophie espère bien retrouver à son entrée dans la vie active.

 

A suivre dans le prochain épisode de la saga : Les cours pratiques

 

La Caisse d’Epargne et l’association VMF (Vieilles Maisons Françaises) ont signé un partenariat avec le GMH (Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques) pour soutenir cette formation. Horizon Entrepreneurs suit ces stagiaires tout au long de leur formation.

Retrouvez tous les épisodes de la saga « Devenir tailleur de pierre ».

 

 

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