Faire grandir son entreprise, comment ça marche ?

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Réunis lors du « Pionnières Day », organisé en mars dernier par Fédération Pionnières en partenariat avec la Caisse d’Epargne, entrepreneures accompagnées par les incubateurs de la Fédération et experts sont revenus sur leur expérience de la création d’entreprise en s’attardant sur la question du développement. Comment faire grandir son entreprise et en gérer la croissance ? Une question abordée sous différents aspects.


La clé du succès : tout donner !

Créer son entreprise, c’est se confronter à des obstacles imprévisibles au quotidien. Pour y faire face, une seule solution : y croire et tout donner. Marie Sermadiras et Mallorie Sia, fondatrices de Zensoon en témoignent. « Peu avant Noël, le site a planté. Les serveurs de l’hébergeur avaient brûlé ; entraînant la perte de notre base commerciale, à 20 jours du lancement. Mais nous avons gardé espoir et avons travaillé avec acharnement jour et nuit pour conserver notre date de lancement. » Sans avoir jamais cessé de se battre, les deux entrepreneures ont réussi leur mission. Quelques mois plus tard, elles ont triplé leurs effectifs.
Néanmoins, une crise peut en cacher une autre. Plus on apprend à les surmonter, moins elles déstabilisent.

Créer son réseau de franchise : une solution pour se développer

Une problématique qui se pose souvent aux entrepreneurs au bout de cinq ans est le développement. Une solution pour passer ce cap et faire fructifier l’entreprise : se développer en franchise. Florent Lamoureux, directeur du marché des Professionnels de la Caisse d’Epargne explique : « Quand on a une bonne idée, c’est une bonne façon de faire avancer l’entreprise avec des gens qui vont apporter des fonds. Cela revient aussi à mobiliser une multitude d’intelligences qui font progresser l’entreprise. »
Karin Warin, co-fondatrice de Clopinette en est la preuve. Après l’ouverture de quatre magasins en propre, elle s’est immédiatement développée en franchise. Son réseau compte aujourd’hui près de 80 points de vente franchisés au bout de trois ans.

Se faire aider… De toutes les manières possibles

Pour développer son entreprise, tous les moyens sont bons. Sandra Legrand, fondatrice de Kalidea n’a pas peur de se lancer dans des campagnes de médiatisation. « Les médias peuvent être une solution pour accélérer son développement, c’est une clé pour gagner en crédibilité, notoriété. C’est grâce à cela que l’on est sollicité », explique-t-elle.

Si tout le monde peut se lancer dans l’entreprenariat, tous les porteurs de projet ne peuvent pas se développer seuls. Charisme, force, mental font parfois défaut. Est-ce rédhibitoire ? Pas du tout. Pour Christian Tavernier, directeur de Laval Technopole, si certains n’ont pas le charisme suffisant pour porter la croissance de leur entreprise, ils ont tout intérêt à s’associer, s’appuyer sur des salariés. « Une fois que l’on sait quelles sont ses limites, il est plus facile d’avancer avec les bonnes personnes », déclare-t-il.

Garder ses objectifs en tête

Graffi Rathamohan, fondatrice et dirigeante des restaurants Paris-New York revient sur l’importance d’avoir un plan à suivre pour prendre la route du succès. « Nous nous sommes avant tout demandé dans quelle direction nous voulions aller. Cela nous a pris un mois pour déterminer le nombre de restaurants que l’on souhaitait ouvrir, les lieux… Mais une fois décidé, tout a été plus simple. »
Savoir où l’on va permet aussi de garder une cohérence avec le service ou produit que l’entrepreneur offre. Graffi Rathamohan ajoute : « Nous avons eu une proposition d’investissement à hauteur d’un million d’euros, mais elle ne correspondait pas à ce que nous souhaitions pour nous, comme pour l’entreprise. »


L’argent, un moteur à prendre en compte

L’argent est le parent pauvre de l’entreprise. Souvent, les entrepreneurs le perçoivent comme un moyen plutôt que comme un objectif. Or, comme le note Françoise Holder, fondatrice et dirigeante du Groupe Holder, s’il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’entreprise. Etre entrepreneur, c’est aussi assumer vouloir en gagner. Karin Warin n’a pas peur de le dire, et va plus loin : « Mon associé et moi sommes des entrepreneurs avant d’être des chefs d’entreprise. » Une serial entrepreneure dans l’âme !

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