I wheel share, lauréate du premier concours Biilink

J.Chiscano

I wheel share est avant tout une aventure familiale. C’est d’abord pour venir en aide à son petit frère, devenu paraplégique à la suite d’un accident de moto, qu’Audrey se lance, à 29 ans, dans la création d’un réseau participatif pour les personnes en situation de handicap.

De l’idée à la concrétisation

Après des études de graphisme, Audrey a suivi une formation en développement à l’école du web Simplon pour pouvoir donner vie à son projet. C’est au cours de son cursus qu’elle découvre Biilink, le réseau social dédié à l’entreprenariat féminin. Elle s’inscrit ainsi au premier concours « Ma petite entreprise » organisé par le réseau. « Ce fut un véritable accélérateur pour nous. Nous avons dû créer l’identité visuelle, une première version du site, et commencer à mobiliser une communauté sur les réseaux sociaux. Ce concours nous a donné l’impulsion dont nous avions besoin pour nous lancer », s’enthousiasme la jeune entrepreneure.

Un projet à deux vitesses, sociale et solidaire

Pour son projet, Audrey souhaitait s’inscrire dans l’économie solidaire, inviter au partage autant financier que social. I wheel share se déploie sur deux canaux : d’une part une application mobile est déployée pour récolter des témoignages et expériences du quotidien de manière géolocalisée. D’autre part, une plateforme numérique de crowdfunding indépendante aide les personnes handicapées et les commerçants à mener des campagnes et collecter des fonds. « Notre première campagne débutera par un événement de l’ordre de « l’anti-boycott »(Carrot’Mob) : le gérant du lieu s’engagera à ce que toutes les recettes générées par l’événement soient directement injectées dans les frais de mise aux normes d’accessibilité », explique-t-elle. La jeune femme espère convaincre de plus en plus de commerçants, professionnels du BTP et grands laboratoires d’investir dans du matériel et de financer des équipements spécifiques comme des prothèses…

Biilink, un accompagnement précieux pour créer son entreprise

Après avoir remporté les étapes de pré-sélection du concours, elle s’est finalement vu remettre le premier prix par Stéphanie Cassin, fondatrice de Biilink, et Fleur Pellerin, ancienne ministre de l’Economie numérique, le 8 mars dernier au Numa. A la clé : un chèque de 25 000 euros, qu’elle ne touchera qu’une fois son projet constitué, ainsi qu’un suivi régulier avec Stéphanie Cassin et un expert-comptable dédié pendant un an.
Grâce à ce suivi, Audrey Sovignet va pouvoir concrétiser le projet qui lui tient à cœur : une entreprise sociale et solidaire.

Biilink lance son deuxième concours : « Je développe mon entreprise ». Découvrez-en les modalités.

Crédit Photos : Jean Chiscano

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