Gestion à distance d’une activité, comment s’y prendre ?

Copyright © Jean Chiscano

Hocine Bénamara est à la tête de dix points de vente Domino’s Pizza à Paris et en région parisienne. Il nous livre ses conseils pour réussir la gestion à distance de commerces en franchise.

Quelles sont, selon vous, les conditions à respecter pour piloter à distance son activité ?

Avant tout, il importe de bien s’entourer. Pour ma part, je peux m’appuyer sur mon associé ainsi que sur deux superviseurs respectivement en charge de quatre et deux boutiques. Nous sommes donc quatre à suivre l’aspect opérationnel des points de vente. Cette organisation est importante : elle permet de décharger les responsables de magasin des tâches administratives afin de se concentrer sur leur cœur de métier, à savoir la gestion des équipes et des clients.

À quoi ressemble l’une de vos « journées types » ?

Une fois par semaine, je fais le tour de chaque magasin. Je vérifie le fonctionnement de la chambre froide, le bon entretien des locaux sociaux, l’état des stocks, etc. Je discute avec les équipes pour faire remonter le plus d’informations possible. Par ailleurs, je contrôle chaque jour les chiffres clés de chaque point de vente. Une attention particulière est portée aux chiffres d’affaires et aux reportings sur la qualité. À titre d’exemple, je vérifie quotidiennement que le temps de livraison satisfait pleinement nos clients.

Au regard de votre expérience, quel conseil donneriez-vous à des professionnels appelés à gérer leur activité à distance ?

J’en donnerais deux. Tout d’abord, je les encourage à être proches de leurs équipes. Il est d’autant plus important pour elles de se sentir soutenues qu’elles exercent un métier difficile et qui exige souvent de travailler le soir ou le week-end.

Et le second conseil ?

Il ne faut jamais se relâcher. La gestion d’un point de vente reste une affaire rigoureuse et nécessite un investissement quotidien. Pour ma part, je vérifie chaque jour que les clients ont été correctement servis et que nous avons répondu aux réclamations. Sur le plan bancaire, je contrôle quotidiennement que les dépôts ont été faits. Tout ceci prend du temps. Dans mon cas, travailler avec un associé de confiance aide à conserver ce degré d’exigence tout en gardant de la place pour sa vie personnelle.

Une relation de confiance entre deux partenaires

Réponse de Marco Pirès, conseiller Clientèle marchés spécialisés à la Caisse d’Epargne Île-de-France.

« Nous avons rencontré Hocine Bénamara en 2010 par l’intermédiaire d’un apporteur d’affaires avec lequel nous avons l’habitude de travailler. Il cherchait une banque en mesure de l’accompagner dans l’acquisition d’un fonds. Au-delà de notre solution financière, notre réactivité, nos délais, la qualité de la relation ont créé la différence. Hocine Bénamara nous a donc retenus. Depuis, nous échangeons très régulièrement et nous le tenons informé de toutes nos innovations. Nous lui avons ainsi proposé de tester les toutes nouvelles cartes de paiement sans contact, ce qu’il a d’emblée accepté. De mon point de vue, il n’y a pas d’un côté un banquier, de l’autre, un client : nous sommes deux partenaires. »

Crédit photo : Jean Chiscano.

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