Elles ont osé !

n°1

Katell GUIVARCH

Savoir-faire
& passion

Il ne faut pas hésiter à créer
son entreprise
pour être libre de ses choix

2010

Création de OSSI Design
société de vente de mobilier
Design et conseil en agencement

Fany PÉCHIODAT

Originalité

2013

50 employés et un CA doublé chaque année !
L’enseigne lance également My little App.

2012

1 000 000 abonnés à la newsletter !

2011

Naissance de My Little Box

Surprendre, se renouveler sans cesse
et entretenir la flamme !

2010

Naissance de My Little Wedding et My Little Kids

2009

“My little” est décliné à Lyon et à Marseille

2008

My Little : Première newsletter envoyée à… 50 amis !

Chantal THOMASS

Émancipation

2011

Chantal Thomass rejoint le groupe Chantelle

2007

Ouverture d’une boutique à Moscou

2002

Lancement du premier parfum Chantal Thomass

La femme qui porte mon parfum et mes vêtements
est féminine, impertinente, authentique,
sensuelle et drôle
.

1998

La société Chantal Thomass est rachetée
en association avec le groupe Sara Lee / Dim

1989

Diversification des activités : créations et objets pour la maison (tapis, mobilier, papeterie)

1981

Première campagne de publicité de la marque
et création du logo

1976

Premier défilé signé Chantal Thomass.
Ouverture de la première boutique à Paris

Andrée PUTMAN

Audace

Que peut-on faire quand on n’a pas été à l’école,
qu’on est musicien et qu’on a arrêté la musique ?

1997

Naissance du Studio Putman

1984

Andrée Putman invente le concept de boutique Hôtel lors de l’aménagement de l’hôtel Morgans à New-York

1978

Création du bureau Ecart

1971

Création de la société Créateurs Industriels

1958

Andrée Putman prend la Direction artistique “Maison” de Prisunic

Yvonne FOINANT

Esprit
de réseau

1956

La FCE devient internationale

1914

Devient Maitre des Forges à seulement 22 ans

Seules, nous sommes invisibles.
Ensemble, nous sommes invincibles

1946

Première femme entrepreneure à la CCI de Paris

1945

Crée la fédération des Femmes Chefs d’Entreprise

1938

Première femme élue à la Confédération Générale du patronat Français (futur Medef)

Marie-Louise JAY

Développement
& communication

1925

La Samaritaine compte 8 000 salariés

On trouve tout à la Samaritaine !

1910

Le magasin de mode devient un véritable empire
qui compte quatre bâtiments de style Art Nouveau

1872

Marie-Louise Jaÿ épouse Ernest Cognacq
Ensemble ils ouvrent la première enseigne
de la Samaritaine

1856

Marie-Louise Jaÿ rencontre Ernest Cognacq
à Paris. Ils sont tout deux vendeurs
à La Nouvelle Héloïse

Barbe Nicole CLICQUOT PONSARDIN

Innovation
& marketing

1972

La Maison crée le prix Veuve Clicquot de la Femme d’Affaires

1836

A la demande des exportateurs americains, création des premières étiquettes accolées
sur les bouteilles : “Veuve Clicquot Ponsardin”

1814

Expédition de 10 550 bouteilles en Russie, et ce malgré le blocus continental qui sévit en Europe

Une seule qualité, la toute première

1810

Création du premier millésime, une innovation en Champagne

1805

Mort de François Clicquot. Barbe Nicole Clicquot Ponsardin reprend seule les rênes de la maison. La même année, expédition de 110 000 bouteilles dont 25 000 pour la Russie

1798

Barbe Nicole Ponsardin épouse François Clicquot propriétaire d’un négoce de vins à l’enseigne Clicquot.

Katell GUIVARCH

Le design, ça compte Ossi.

En 2011, à tout juste 30 ans, Katell Guivarch se lance dans l’aventure de l’entreprenariat en créant Ossi Design, société de vente en mobilier design et conseil en agencement.

Une simple visite au Salon du meuble de Milan a provoqué un véritable déclic chez la jeune femme, qui dirigeait alors le pôle « Escaliers » d’une entreprise de Valence. L’audace du design italien manque selon elle singulièrement au secteur hôtelier de la région de Valence.

Dès 2010, Katell Guivarch se fait un nom en signant l’aménagement et la décoration du restaurant de Baptiste Poinot « L’Epithèque » ou la boulangerie « Pain, ravioles et compagnie » de Serge Manoukian.

Dans le même temps, Katell obtient le soutien de l’IEDV et réunit deux prêts de 5 000 € chacun et 10 000 € dans le cadre de Parcours Confiance de la Caisse d’Epargne. En juillet de la même année, c’est officiel, Ossi Design est créée !

Depuis, l’entreprise croît gentiment et regorge de nouveaux projets à mener à bien.

Fany PECHIODAT

My Little Biography

En 2008, Fany Péchiodat, chef de produit puis chef de marque de grands groupes tels que L’Oréal ou BPI, fonde My Little Paris.
La première newsletter est envoyée à 50 amis et fait boule de neige ; en 2012, My Little Paris compte plus d’un million d’abonnés !

Fany ne se repose cependant pas sur ses lauriers et met tout en œuvre pour se réinventer chaque jour et surprendre une communauté fidèle. Le concept est ainsi décliné à Lyon et à Marseille, puis revisité dans une approche thématique avec My Little Wedding, My Little Kids ou Merci Alfred, le pendant masculin du concept originel.

Fin 2011, My Little Box connaît un grand succès et donne un nouvel élan au groupe qui compte désormais 50 collaborateurs… et probablement autant de projets dans ses cartons !

Chantal THOMASS

La mode sens dessus dessous

En bousculant avec audace les codes établis de la lingerie, Chantal Thomass a opéré une véritable révolution : imposer les dessous sur le devant de la scène, les transformer en véritables accessoires de mode.

Première créatrice à dévoiler guêpières, porte-jarretelles et collants de dentelle sur ses défilés, Chantal Thomass a réhabilité la lingerie sexy. Faire plaisir aux femmes en leur offrant des dessous aux matières luxueuses, et leur donner enfin la possibilité d'être belles rien que pour elles, personne avant elle n'avait osé !

Tendu de rose et de noir, marqué de sa silhouette en ombre chinoise et de sa bouche rouge, l'univers de Chantal Thomass est reconnaissable entre mille. Ses influences XVIIIe, ses références vintage, son habileté effrontée à jouer les codes du masculin/féminin, ce grand éclat de rire et ce sourire mutin qui semblent jaillir de chaque parure, ont forgé sa signature.

Une griffe qui se décline également au travers d'une gamme de bas et collants, de parfums, de parapluies, de lunettes et d'objets de décoration.

Andrée PUTMAN

L’art de vivre à la française

Andrée Putman, styliste et designer, a marqué son époque et laissé son empreinte aux quatre coins du monde : New York, Paris, Cologne, Tokyo, Hong Kong… Cette femme d’exception, qui se destinait à une carrière musicale, a exercé tour à tour les métiers de journaliste, directrice artistique et designer.

Au cours des années 1970, Andrée Putman a réalisé ses premiers aménagements de boutiques et de résidences privées, avant de créer en 1978 la société Ecart, qui rééditera les mobiliers de créateurs presque oubliés alors.

Elle se réinvente, encore, en 1984, lorsqu’elle définit le concept de « boutique-hôtel », à l’occasion de l’aménagement de l’hôtel Morgans, à New York, qui s’imposera comme une toute nouvelle approche de l’hôtellerie.

A la fin des années 1990, Andrée Putman crée son propre Studio, qu’elle dirige, spécialisé en architecture intérieure, design et scénographie. Elle apporte à son travail une touche d’humour, de recul et d’humilité qui devient sa marque de fabrique.

En 2007, Andrée Putman passe le relais de la direction du Studio à sa fille Olivia, mais continue à dessiner pour de nombreux et prestigieux clients. Au-delà de ses activités de

dessin, d’architecture intérieure ou de scénographie, elle est également sollicitée par les pouvoirs publics pour conduire certaines réflexions sur le mobilier et l’aménagement urbain. Au cours de cette période, les nombreuses expositions et rétrospectives qui lui sont consacrées achèvent de consacrer cette figure emblématique du vingtième siècle et de l’art de vivre à la française, éteinte le 19 janvier 2013.

Yvonne FOINANT

Une pionnière de l’entreprenariat au féminin

Patronne d'une entreprise d'outillage, fondatrice du réseau mondial des femmes chefs d'entreprise, Yvonne Foinant fut l’une des premières femmes élues consulaires au sein de la Chambre de Commerce de Paris. Elle s'est vue remettre la Croix de Commandeur en tant que première femme Chef d'entreprise représentant l'Industrie française.

En 1913, le mari d’Yvonne Foinant crée avec son beau-frère une usine de clés de serrage à Charleville-Mézières. Quelques mois plus tard, lorsqu’éclate la Première Guerre Mondiale, Yvonne prend la direction de l’entreprise.

Dans un secteur industriel très masculin, elle réussit à s’imposer, alors qu’elle n’a que 22 ans, et devient Maître des forges.

Au retour de son mari, elle assume les fonctions de directrice commerciale, puis, en 1928, prend une nouvelle fois les rênes de l’entreprise, rebaptisée Savarin et Veuve Foinant, dont elle devient la gérante statutaire.

En 1938, elle est la première femme à être élue déléguée à la Confédération Générale du Patronat français (actuel Medef), puis devient conseillère au commerce extérieur, poste qu’elle est la seconde femme à occuper. A ces responsabilités s’ajoutent celles de vice-présidente du syndicat d’outillage à la main (1941), poste qui lui permet de devenir la première élue de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, en tant que représentante de l’outillage, en 1946.

Elle crée la Fédération des Femmes Chefs d’Entreprise, association pionnière qui promeut l’égalité économique entre hommes et femmes à travers la solidarité des femmes entrepreneures. Le réseau s’élargit très rapidement et devient européen en 1947 et mondial en 1956.

En 1957, Yvonne Foinant est décorée de la Légion d’Honneur. Elle est la deuxième femme à recevoir cette distinction à titre industriel. Elle animera le réseau jusqu’à son décès, en 1990.

Marie-Louise Jaÿ

La bonne samaritaine

Marie-Louise Jaÿ est née en 1823 dans une famille modeste, au hameau du Villard, près de Samoëns. En 1938, âgée de 15 ans, elle s’installe à Paris et déniche un petit boulot de vendeuse. Elle devient vendeuse à La Nouvelle Héloïse, puis acheteuse au rayon confection du Bon Marché.

C'est à la Nouvelle Héloïse, en 1856, qu'elle rencontre Ernest Cognacq, qui est aussi vendeur. Il s'établit à son compte en 1867. De déconvenues en nouveau départ, ses affaires finissent par s'améliorer après l'ouverture en 1870 d'un petit commerce baptisé La Samaritaine.

En 1872, il épouse Marie-Louise Jaÿ, alors acheteuse au rayon confection du Bon Marché, qui l'épaule dans le développement de son affaire et lui apporte en investissement ses économies pour un montant de 20 000 francs. Grâce à leur sens du commerce et de l'économie, la réussite est au rendez-vous. La Samaritaine deviendra l’une des plus prestigieuses enseignes de Paris.

Dès 1875, la Samaritaine génère 800 000 francs de chiffre d’affaires. Vingt-trois ans plus tard, en 1898, les résultats atteignent plus de 50 millions et dépasseront le milliard en 1925. Le magasin de mode est devenu un véritable empire et compte quatre bâtiments de style Art Nouveau rue de Rivoli.

Forts de leur réussite parisienne, les époux Cognacq n'oublient pas pour autant leurs origines provinciales : Marie-Louise Jaÿ crée

en 1906 dans sa ville natale la (jardin botanique alpin ouvert au public, classé jardin remarquable de France. Il abrite encore aujourd'hui plus de 5 000 espèces végétales issues des différentes zones montagneuses des cinq continents) tandis que Ernest Cognacq finance la création du musée d'histoire locale de l'Île de Ré en 1907.

Parallèlement à son activité commerciale, à la tête d'une fortune immense et n'ayant pas eu d'enfants, le couple d’entrepreneurs, véritables bienfaiteurs, consacre une partie de sa fortune aux œuvres charitables, en créant en 1916 la Fondation Cognacq-Jaÿ. Toujours en activité, elle finance dès l’origine de multiples institutions (maternité, maison de retraite, centre d'apprentissage, maison de repos, orphelinat, groupe d'habitations à loyers modérés, etc.)

Marie-Louise Jaÿ décède à Paris en 1925, à l’âge de 87 ans.

Barbe Nicole CLICQUOT PONSARDIN

La grande dame de la Champagne

Barbe Nicole Clicquot Ponsardin a 27 ans en 1805, lorsque son mari, François Clicquot, est emporté par une fièvre foudroyante. Surnommée « la Veuve Clicquot » ou « la grande dame de la Champagne » et dotée d'une force de caractère peu commune et d'un sens des affaires remarquable, elle décide de prendre les rênes de la maison de champagne créée en 1772 et produisant 100 000 bouteilles chaque année. Soixante ans plus tard, la maison Veuve Clicquot Ponsardin commercialisera 750 000 bouteilles et expédiera sa production dans de nombreux pays.

Commercialement, son coup de génie fut d'envoyer ses intrépides représentants à travers toute l'Europe, quelles que soient les

difficultés : un vaisseau chargé de caisse de champagne gagne Saint-Pétersbourg en 1814, à la chute de Napoléon, et devance les maisons concurrentes.

Barbe Nicole Clicquot démontra également son audace lorsqu’elle inventa le procédé de « la table de remuage », qui permet d'obtenir des vins plus clairs, nets et limpides.

Peu à peu, elle acquit des vignes parmi les meilleurs crus, à Bouzy, à Verzy et à Verzenay dans la montagne de Reims, à Avize, au Mesnil-sur-Oger dans la Côte des Blancs, constituant ainsi l’exceptionnel patrimoine viticole de la Maison, de 515 hectares aujourd'hui.