Un an avec LuckyLoc – En amont de la création d’entreprise

 

Horizon Entrepreneurs va suivre pendant un an le quotidien de Claire Cano et d’Idris Hassim, dirigeants associés de la LuckyLoc.com.

Premier volet de la saga Un an avec LuckyLoc : la rencontre entre les futurs associés, la définition et la protection de leur concept.

Comment êtes-vous venus à l’entrepreneuriat ?

Idris Hassim  : J’ai grandi à Toulouse. Mon baccalauréat en poche, j’ai intégré HEC Montréal. Une formation de quatre ans au cours de laquelle j’ai eu la chance de partir six mois en Thaïlande dans le cadre d’un programme d’échange. De retour en France, j’ai finalisé ma formation à HEC Paris en validant un master spécialisé Entrepreneurs. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Claire.

Claire Cano : Effectivement, le hasard a voulu que nous partagions la même majeure. Il faut dire qu’Idris et moi avons un parcours quasi similaire puisque j’ai moi aussi fait mes études à HEC Paris avant de partir, non pas en Thaïlande, mais en Nouvelle-Zélande. Il existe là-bas une société qui propose de la location de voitures gratuitement. J’ai été séduite par le concept que j’ai immédiatement souhaité lancer en France. Pour ce faire, j’avais besoin d’un associé. Ma rencontre avec Idris en dernière année d’études a été le déclencheur : Idris cherchait aussi à lancer un projet et nous arrivions à bien travailler ensemble si bien que, de façon assez simple, nous avons décidé d’entreprendre ce projet à deux.

En quoi consiste votre projet Luckyloc ?

Claire : LuckyLoc.com est un service de location de voitures et d’utilitaires à 1 euro seulement. Cette offre, construite en partenariat avec des loueurs, repose sur un système gagnant-gagnant pour la société de location et pour les clients particuliers. En effet, les loueurs de voitures ont besoin de rapatrier leurs véhicules d’un point A à un point B. Pour cela, ils font normalement appel à des convoyeurs ou à des sociétés de transport, ce qui occasionne des coûts.

Idris : Nous proposons aux sociétés de location de confier la remontée de leurs véhicules à des particuliers. Un système qui profite aux deux parties car il règle à la fois les problèmes logistiques des loueurs tout en permettant aux particuliers de voyager ou de déménager à très bas coûts — seuls l’essence et les péages restent à leur charge.

Comment le concept a-t-il été lancé ?

Claire : On s’est d’abord posé la question de la disponibilité de la marque. Comme la plupart des créateurs au démarrage de l’activité, nous avons déposé le nom LuckyLoc à l’Institut national de la propriété Industrielle (INPI).

Idris : Il faut savoir qu’en France la protection des innovations est valable essentiellement pour la technologie. Vous ne pouvez donc déposer un brevet que dans le cadre d’une innovation technologique. Or LuckyLoc est une innovation de services. Il nous est donc impossible de déposer notre concept ou encore le design de notre site Internet, et donc impossible de lutter contre la copie.

Dans ce contexte, comment se protéger ?

Claire : Quand on crée une société, on ne pense pas forcément à toutes les difficultés auxquelles il va nous falloir faire face. Pour nous aider, nous sommes accompagnés par Paris Pionnières. Nous bénéficions ainsi des conseils du réseau et de ses membres, parmi lesquels des experts-comptables, des juristes ou encore des consultants en communication. Leurs conseils ont été très précieux notamment pour cette problématique de protection de notre marque.

Idris : Grâce à Paris Pionnières, nous avons par exemple pu profiter du soutien mensuel d’une experte qui nous a aidés à définir nos besoins informatiques lors de la création du site. Cela nous a notamment permis d’éviter de commettre des erreurs dans le choix du prestataire. Pour le choix du nom d’activité, nous avons là aussi eu recours à une autre experte, également membre de Paris Pionnières, qui nous a accompagnés dans les différentes étapes de dépôt de la marque.

 

Abonnez-vous à la newsletter pour retrouver dans votre boite mail les prochains articles
S’abonner