Financement de la création d’entreprise : les réponses de notre expert

Florent Lamoureux, directeur du marché des Professionnels à la Caisse d’Epargne, répond aux questions des internautes sur leurs problématiques de financement. Des réponses sous la forme de conseils pratiques à appliquer sans modération !

« Je veux créer mon entreprise, et je n’ai que 30 000 euros d’apport personnel. Mon banquier acceptera-t-il de me prêter de l’argent ? »

L’apport personnel est un élément important qui rassure les banquiers quant à votre niveau d’engagement et d’implication dans le projet. Bien qu’il soit généralement recommandé de disposer de 30 % d’apport minimum, cet élément à lui seul n’est pas rédhibitoire. Avant de décider de financer ou pas votre projet, la banque va en effet s’attacher à regarder l’ensemble des éléments constitutifs de votre dossier parmi lesquels votre business plan, votre étude de marché, vos axes de développement futurs pour assurer la pérennité de votre entreprise, sans oublier les clients avec lesquels vous allez travailler, les fournisseurs à qui vous allez faire appel, etc. Florent Lamoureux insiste sur le caractère personnel de chaque demande de financement : « La décision finale de la banque tient surtout compte de la qualité du porteur de projet et du projet lui-même. Il faut savoir défendre son projet, être convaincu pour être convaincant ! »

« J’envisage une création d’entreprise dans le secteur de la restauration rapide, mon banquier me suivra-t-il ? »

La restauration rapide est un secteur très dynamique qui connaît des croissances de chiffre d’affaires d’environ 5 % par an. La raison : le renouvellement de l’offre avec l’arrivée de nouveaux concepts innovants qui séduisent des consommateurs de plus en plus nomades. La restauration rapide a certes le vent en poupe, mais pour percer il est indispensable selon Florent Lamoureux de « posséder des vraies qualités de gestionnaire et de manager ». Autre point important à valider en amont du projet : la qualité de l’emplacement. « Pour réussir dans ce domaine, il faut être positionné à des endroits très passants. C’est un des éléments déterminants du succès. »

« J’ai bientôt rendez-vous avec mon banquier car j’ai un projet de création, que puis-je négocier avec lui ? »

« On peut négocier le taux, c’est d’ailleurs généralement l’élément que l’on regarde en premier, mais ce n’est pas le plus important, souligne Florent Lamoureux. Au-delà de cette négociation sur laquelle on se focalise beaucoup, ce qui est important c’est tout ce que vous allez négocier « à côté », en l’occurrence des services de banque utiles au quotidien du chef d’entreprise, du type assurance, facilités de caisse, moyens de paiement intéressants, ou si vous êtes commerçant, la mise à disposition d’un terminal de paiement électronique ». Par ailleurs, il est très important de s’assurer que le banquier est à votre écoute et en mesure de vous donner des conseils, qu’il est proche de vous, géographiquement bien sûr, mais surtout humainement. Enfin, même si cela tient du bon sens, votre banquier doit impérativement maîtriser le marché des professionnels.

Pour visionner le témoignage en intégralité de Florent Lamoureux, cliquez ici.
Lire également « Demande de financement : comment convaincre son banquier ? », « La restauration rapide grignote des parts de marché ».
Découvrez enfin le témoignage de deux entrepreneurs dans le domaine de la restauration rapide : cliquez ici.

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