Financer un projet de franchise

stand Caisse d'épargne-Franchise expo

Julien Vitali, de la Caisse d’Epargne et Thomas Meli, de la Société Générale, ont répondu aux questions que tout futur franchisé se pose, dans le cadre d’une conférence donnée au salon Franchise Expo Paris en mars 2011.

Quel apport financier personnel faut-il prévoir ?

Le taux d’apport est de 30 % en moyenne. Mais ce pourcentage ne constitue pas une règle absolue : cela peut varier entre 10 et 60 %. Cela dépend des éléments à financer et de l’implication du créateur. Le projet est personnel et le banquier juge au cas par cas.

Comment définir le compte d’exploitation prévisionnel ?

Il est nécessaire de bien argumenter les différents postes et préciser les bases de calcul. Il appartient au franchisé de croiser les informations que lui donne le franchiseur avec celles qu’il trouvera auprès des organisations professionnelles, CCI ou Chambres des métiers pour en vérifier l’exactitude. Peu importe que ce soit le franchiseur ou le franchisé qui ait réalisé l’étude de marché, il faut qu’elle soit sérieuse et basée sur des chiffres réalistes.
Voir les indications de l’APCE sur le compte de résultat

Que faut-il faire figurer dans la demande de financement ?

  • Une présentation du porteur de projet (ses motivations, son parcours…) ;
  • Le plan de financement (les besoins pour démarrer l’activité et son financement), à apprécier en TTC et ainsi prévoir un financement court terme pour la TVA. Il faut également préciser les justificatifs de l’apport personnel (hors prêt familial) ;
  • Le compte d’exploitation prévisionnel ;
  • Le plan de trésorerie. Ce dernier est souvent oublié. Il faut prévoir les échéances de l’emprunt, le montant du loyer, le(s) salaire(s) et les charges sociales, etc.

Faut-il être issu du même secteur d’activité que la franchise choisie ?

Ne pas connaître le secteur d’activité est plutôt considéré comme un handicap. Mais la qualité du savoir-faire de la tête de franchise peut faire la différence car il transfèrera sa connaissance au franchisé. Par ailleurs, la motivation de ce dernier compte beaucoup. Il ne faut pas hésiter à mettre ces deux points en avant lors de la rencontre avec son banquier.
Voir aussi l’interview de Chantal Zimmer :  « La franchise, une opportunité à saisir pour les entrepreneurs »

Y a-t-il un âge favorable ?

Non. Il est vrai qu’être jeune veut dire être moins expérimenté et est probablement synonyme d’un apport personnel faible. C’est pour cette raison que les franchisés sont plus âgés (en moyenne 46 ans selon l’enquête annuelle de la Fédération française de la franchise). Le rebond professionnel et la rupture avec le salariat sont les principales motivations pour faire le pas et s’installer en tant que franchisé.
Voir aussi l’interview de Julien Vitali : « Devenir entrepreneur franchisé »

A quoi va s’attacher le banquier pour prendre sa décision ?

L’adéquation entre le projet et la personne, la viabilité économique du projet, le montage financier, la bonne réputation du réseau … sont autant de points auxquels le banquier sera sensible. Il examinera également le positionnement de l’enseigne sur son marché, l’emplacement. Enfin, le créateur fera la différence : toutes ses qualités et l’énergie qu’il met à porter le projet ainsi que l’adhésion de sa famille sont des facteurs déterminants.
Voir les conseils du banquier pour obtenir le financement d’une banque

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