Entrepreneurs Grand Angle, un blog à lire comme un roman d’aventures !

Rencontre avec Kevin et Yann, étudiants à l’ESC Grenoble et fondateurs du blog Entrepreneurs  Grand Angle, dédié aux rencontres et aux échanges entre entrepreneurs.

Mais qui sont ces explorateurs ?

En une phrase, qui êtes-vous ?

Kevin : Je suis Kévin Deniau, étudiant en dernière année à l’ESC Grenoble en mastère entrepreneurs et accessoirement apprenti journaliste durant mon temps libre.

Yann : Yann Perrin, 23 ans, étudiant nomade idéaliste, curieux et volontaire.

Comment vous est venu l’idée de votre projet « Grand Angle » ?

K : Le déclic vient d’une des rencontres les plus improbables de ma vie. Je suis parti 3 mois en Afrique du sud l’été dernier afin de tenir un blog pour L’Express.fr. Durant mon séjour, j’ai fait la connaissance d’un entrepreneur incroyable, sûrement un peu fou, qui était en train de construire une station de ski ! C’était au Lesotho et cet ancien champion sud-africain du 110m haies me racontait qu’il envisageait de construire une piste de bobsleigh pour envoyer une délégation sud-africaine aux JO d’hiver ! Le tout avec dans notre dos une bande blanche de 1 km de neige artificielle sur laquelle dévalait une centaine de skieurs. Improbable ! C’est en rentrant chez moi que je me suis dit « j’aurais pu rester la journée entière à écouter son histoire. Et pourquoi ne pas faire partager ce type de moment en faisant des vidéos d’entrepreneurs ayant des histoires aussi incroyables à raconter ».

Y : Le projet « Entrepreneurs Grand Angle » vient avant tout d’une envie profonde de diffuser des messages d’optimisme, puis de montrer au plus grand nombre qu’être entrepreneur c’est tout simplement prendre conscience de sa capacité à se réaliser.

Pourquoi vous êtes-vous intéressés aux entrepreneurs en particulier ?

K : Je pense qu’on est toujours un peu fasciné par ce qu’on désire être au fond de nous. A titre personnel, ma volonté d’indépendance m’a toujours amené à me dire que pour être heureux, il fallait que je sois soit journaliste, soit entrepreneur, soit les deux ! Ma fascination pour les entrepreneurs s’explique par ce tempérament spécifique. Ce sont des artistes, des artistes businessman! Ils ont cette capacité à s’arrêter pour mieux contempler le monde, comme peut le faire un photographe ou un cinéaste (d’où le nom de « grand angle »). Cette capacité à voir les choses d’une autre manière, à sortir des cadres de pensée, à rêver, à surprendre. La voici la réponse à votre question : les entrepreneurs m’intéressent par leur capacité à me surprendre

Y : Pour me déplacer d’un point A à un point B, si le temps me le permets, je préfère systématiquement le train à l’avion. J’ai donc entrepris il y a deux ans, un formidable voyage de Canton, au sud de la Chine où j’ai séjourné un moment, jusqu’à Madrid, en train ! Deux mois durant, j’ai eu l’occasion de rencontrer des entrepreneurs de tous poils : aventuriers égarés, businessman opportunistes, contrebandiers organisés, etc… J’ai alors essayé de consigner ces histoires, notées à la volée et de mémoire sur des morceaux de papier froissés… Et c’est notamment pour continuer à consigner des anecdotes de vie surprenantes et atypiques que le projet « Grand Angle » est né !

Par le biais de vos interviews vous rencontrez beaucoup d’entrepreneurs,  que retirez-vous de ces rencontres ?

K : Une jouissance ! Les entrepreneurs sont à ce point des êtres optimistes et positifs qu’à chaque fois, je ressors des interviews avec la pêche et le sourire. Notre blog est de ce point de vue une des meilleures thérapies contre le moral à zéro !

Y : Chaque interview est une opportunité exceptionnelle d’échange. A bien y penser, les occasions de témoigner d’une expérience de vie, d’un ressenti, puis de les partager sans contraintes de temps sont rares. Nous mettons donc tout en œuvre pour que l’entrepreneur qui se prête au jeu de l’interview se sente à l’aise et puisse parler sans être coupé ou interrompu. Au final, écouter un entrepreneur témoigner de son histoire de vie, c’est comme lire un roman d’aventures. J’essaye ainsi de profiter au maximum de cette opportunité qui nous est offerte pour apprendre de chaque témoignage.

Selon vous,  il y a-t-il des qualités communes à tous les entrepreneurs ?

K : D’après ce que nous avons pu retirer de nos différentes rencontres, je dirais la ténacité, le positivisme et l’ambition. L’aversion au risque, par folie, insouciance ou motivation, ainsi que la remise en cause permanente sont également des notions clés pour la réussite, que nous retrouvons dans beaucoup de réponses.

Y : D’après moi, un entrepreneur doit être capable de « capter » les signaux faibles de la société. C’est de la bonne compréhension de ces signaux que dépend la réussite d’un projet entrepreneurial. En d’autres termes, l’entrepreneur est cette personne qui peut lire en filigrane les évolutions économiques et sociétales de l’environnement dans lequel il évolue.

Avez-vous un entrepreneur « modèle »  dont le parcours est pour vous un exemple ?

K : Non, je n’ai pas de modèle mais des influences. Avoir un modèle signifierait que je veux être comme quelqu’un d’autre. Mon ambition est d’être moi ! « Deviens ce que tu es », pour reprendre la phrase de Nietzsche. Après cela n’empêche pas de puiser par moment dans les bonnes idées des autres. C’est justement ce qui est bien quand on est journaliste : on ne vit pas la vie des autres mais on vit mille vies à la fois ! Après chaque rencontre d’entrepreneurs, j’ai l’impression d’avoir vécu un semblant d’une autre vie.

Y : Je n’aime pas trop le mot « modèle », mais il y a effectivement plusieurs entrepreneurs dont le parcours m’inspire. Nicolas Bouvier – écrivain aventurier suisse des années 1950 – 1960, auteur de L’usage du monde – en fait parti. Les impressions et ressentis annotés au cours de ses voyages et l’analyse qu’il en fait pourrait facilement être transposés à n’importe quelle aventure entrepreneuriale.

Pour vous, un entrepreneur c’est ?

K : Le créateur de son existence.

Y : Pour moi, l’entrepreneur c’est cette personne qui ose emprunter d’autres chemins et n’hésite pas à aller à contre-courant. Monet était un entrepreneur de la peinture, Marx de la pensée, et Ford du business.

Que peut-on vous souhaiter pour les 3 années à venir ?

K : De réussir à rembourser son prêt étudiant !

Y : D’être heureux, tout simplement !

Retrouvez les aventures d’entrepreneurs sur le blog Entrepreneurs Grand Angle.

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