Pourquoi opter pour l’affacturage ?

La loi de modernisation de l’économie (L.M.E) : bonne ou mauvaise nouvelle pour la trésorerie des Professionnels ?

Le contexte : Votée le 4 août 2008 et appliquée depuis le 1er janvier 2009, elle vise à « lever les contraintes qui empêchent certains secteurs de se développer, à créer des emplois et à faire baisser les prix ». Dans cette perspective, le texte législatif revoit significativement les règles des délais de paiement : jusqu’alors plafonnés à 80 ou 90 jours selon les secteurs, ces délais ne peuvent plus excéder 60 jours ou 45 jours fin de mois, à compter de la date d’émission de la facture.
Des atouts… : « A l’évidence, cette évolution législative fera des heureux et les entreprises dont les délais de paiement étaient jusqu’alors significatifs (de 80 à 90 jours) verront leur trésorerie s’améliorer rapidement, observe Steeve Rousselle, directeur commercial du réseau Caisse d’Epargne chez Natixis Factor. Les entreprises bénéficiaires sont celles qui sont peu dépendantes des fournisseurs, comme les prestataires de service, notamment. »

… et des inconvénients : La mesure ne s’avère guère avantageuse pour les entreprises dont les dettes fournisseurs sont supérieures aux créances clients (sont particulièrement concernées les entreprises dont l’activité nécessite un stock important, financé pour partie ou en totalité par le crédit fournisseurs). Celles-ci sont maintenant dans l’obligation de régler rapidement leurs fournisseurs ; leurs besoins de trésorerie se trouvent de fait accrus.
En conclusion : Le recours à l’affacturage leur permettra de disposer dans de très courts délais de cette trésorerie.

Un nombre accru de défaillances d’entreprises qui incite à sécuriser son poste clients

Le contexte : En 2009, les défaillances d’entreprises ont enregistré une hausse de 18 %* par rapport à l’année précédente et, avec un total de 66 119 défaillances, principalement dans les secteurs de l’industrie et des métaux, du transport et de la logistique, de la construction et de l’immobilier. Même si on peut noter un recul des défaillances sur les quatre premiers mois, le cumul des encours fournisseurs des sociétés défaillantes reste à un niveau significatif, à près de 4 milliards d’euros.
Au-delà du constat, que disent ces chiffres ? « La vigilance est de rigueur quand on sait que 25 % des dépôts de bilan sont dûs à un impayé », conclut Steeve Rousselle.
En conclusion : En optant pour l’affacturage, les entreprises sont sûres d’optimiser la gestion de leur actif « clients », de dégager les liquidités nécessaires à leur fonctionnement et de sécuriser leurs encours.

Lire aussi les articles : Affacturage : « Sécuriser et optimiser son poste clients »
L’affacturage, comment choisir le bon moment
Affacturage : quatre services en un
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* Source : 5e édition de L’observatoire des défaillances de Coface.

Vos réactions

Réglait nadiège

Je n’ai pas très bien compris l’affacturage mais je souhaiterai être appelé que l’on me l’explique plus en détail .cela pourrais m’intéresser. Coordialement. Merci

Horizon Entrepreneurs

Bonjour Madame Réglait,
Merci pour votre question / commentaire, nous vous apportons une réponse par mail.
A bientôt,
L’équipe Horizon Entrepreneur

e-affacturage

Je partage tout à fait le constat et l’analyse de Steeve Rousselle, autant sur les effets de la loi LME, que sur les conséquences en cascade des défaillances.

Je voudrais pourtant insister sur un point qui est à mon avis capital, c’est le moment de souscrire l’affacture. Bien souvent le dirigeant va attendre le dernier moment voire l’extrême limite de sa trésorerie avec les conséquences que cela implique, rejets bancaires, privilèges, etc. C’est très dommageable ensuite pour mettre en place une solution d’affacturage dans de bonnes conditions et pour l’entreprise et pour le factor.
Il faudrait pouvoir convaincre les dirigeants d’anticiper cette démarche sans attendre qu’il soit presque trop tard !

Olivier Burdeyron
e-affacturage

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