Avis d’Expert : reprendre une activité artisanale

Avis d’Expert : reprendre une activité artisanale

Avec le phénomène du papy boom, un nombre important d’entreprises artisanales vont être cédées dans les vingt prochaines années, puisqu’environ 30% des chefs d’entreprises ont plus de 50 ans.

Les artisans, quant à eux, partant rarement à la retraite avant 65 ans, ce qui nous laisse un peu de temps. Le travail actuel des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) est d’anticiper pour gérer au mieux ce phénomène.

Comment les chambres de métiers et de l’artisanat agissent-elles ?

Nous travaillons dans deux directions indissociables et complémentaires : l’accompagnement des artisans concernés à préparer leur transmission et le repérage nouveaux profils qui pourraient reprendre ces entreprises par l’information et la formation.

Tout d’abord, nous partons d’un constat : un dirigeant sur deux, dans l’artisanat, n’est pas préparé à la transmission de son entreprise. Or, une préparation adéquate permet de vendre son entreprise dans de bonnes conditions. C’est le rôle des conseillers des CMA de les informer sur la cession et d’assurer ensuite un suivi jusqu’à la réussite de la cession. Dans la plupart des départements, les conseillers démarchent systématiquement les chefs d’entreprise de plus de 50 ans, ce qui donne d’excellents résultats.

Ensuite, parmi les nouveaux profils, il y a les salariés des entreprises artisanales. Ils représentent un gisement de compétences qui les rend immédiatement opérationnels. Pour autant, ils sont souvent à l’écart des dispositifs de reprise, ce que nous améliorons progressivement par une sensibilisation et un accompagnement adaptés.

Nous allons chercher les autres profils dans les universités. Ce sont des étudiants qui suivent un cursus général de gestion, de comptabilité ou de droit, auxquels nous proposons des passerelles vers les métiers de l’artisanat. Si cette information débouche sur un projet, ils peuvent acquérir les gestes professionnels indispensables pour devenir le repreneur d’une entreprise artisanale.

Il existe déjà des conventions avec une trentaine d’universités dans toute la France. Une offre de licence professionnelle est également développée en partenariat avec le CNAM.
Une enquête récente met en évidence la diversification des profils qui rejoignent depuis quelque temps l’artisanat ; ces résultats confirment l’importance des objectifs que se sont fixés les CMA.

Comment peut-on faire pour identifier une entreprise artisanale à reprendre ?

Lorsque l’on a le projet de reprendre une entreprise artisanale, il ne faut pas hésiter à franchir la porte de la chambre de métiers et de l’artisanat la plus proche. Cela fera gagner un temps précieux et donnera les meilleures chances d’aboutir.

Les CMA disposent d’une bourse d’échanges (BNOA) qui sélectionne les offres après diagnostic de l’entreprise et met en relation le cédant et le candidat à la reprise. Ainsi vous bénéficiez d’un choix suivant le métier choisi, la région, les conditions de cession. La BNOA propose environ 4000 annonces régulièrement actualisées et le site internet est en lien avec un réseau de 120 sites partenaires.

Quels avantages y a-t-il à reprendre une entreprise artisanale ?

Il y a un avantage incomparable à reprendre une entreprise qui marche, possède un savoir-faire et une clientèle. C’est une sécurité. Dans la quasi-totalité des cas, quand une reprise est bien préparée, elle réussit.

Si je peux passer un message à vos lecteurs, c’est que la reprise d’une entreprise artisanale représente plus que jamais une possibilité réelle et encore trop peu utilisée pour rebondir dans la vie professionnelle.
L’artisanat représente un potentiel économique important et ses entreprises, fondées sur l’exercice d’un métier et un capital humain sont un modèle recherché.
Venez rejoindre la Première entreprise de France !

Pour en savoir plus : www.artisanat.fr

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