La fine fleur du commerce

Comment êtes-vous devenu fleuriste ?

C’est un peu une affaire de famille. Ma mère avait une petite boutique dans l’Ardèche et j’ai à mon tour eu envie de pratiquer ce métier. J’ai donc suivi une formation en alternance, puis après avoir travaillé chez plusieurs grands fleuristes, j’ai trouvé un fonds de commerce intéressant et je me suis mis à mon compte en 1994.

Le grand saut, en quelque sorte…

C’était beaucoup plus facile à faire qu’aujourd’hui ! J’avais un apport et mon banquier m’a suivi rapidement.

Aujourd’hui, quelles relations entretenez-vous avec votre conseiller Caisse d’Epargne ?

Il est pour moi un interlocuteur de premier plan et sa connaissance de mon dossier me permet de passer un cap difficile pour la boutique. J’ai beaucoup investi : je possède les murs de mon commerce et j’y ai fait exécuter des travaux. Pour cela, j’ai bien sûr dû emprunter et mes crédits courent encore sur cinq ans. La période étant vraiment difficile, j’ai contacté mon conseiller pour voir avec lui comment il était possible d’étaler mes prêts.

Avez-vous des employés ?

Oui, deux, ainsi qu’une apprentie. Des personnes qui connaissent toutes très bien leur métier.

A l’évidence, la période est difficile pour vous. Avez-vous des pistes pour passer ce cap ?

Je crois qu’il faut rester créatif, proposer des produits de qualité et inédits sans pour autant tomber dans un excès d’originalité… faute de pouvoir vendre sa création. J’ai aussi développé un site Internet qui est maintenant bien référencé et j’ai mis en place voilà un peu plus de deux ans des cours d’art floral. Globalement, je crois qu’il ne faut pas se limiter à la boutique, mais être visible le plus possible et ne pas hésiter à se diversifier.

Comment vous est venue l’idée des cours d’art floral ?

En voyant un reportage sur des stages de cuisine ! Je me suis dit que des clients pouvaient être intéressés par ce genre de cours. Je leur ai posé la question et six mois plus tard, je proposais des ateliers dans ma boutique. Aujourd’hui, j’anime deux cours par mois. Une douzaine de personnes y prennent part et un noyau d’habitués a même fini par se former.

Quels sont vos projets professionnels ?

Continuer à me diversifier. Pour cela, j’envisage de me rapprocher d’un cuisinier de la région pour monter des journées de stage : gastronomie le matin, art floral l’après-midi. Il me semble qu’en organisant des formations d’une journée entière, nous pourrions faire venir des clients de plus loin.

Depuis douze ans, le journal Commerce magazine, avec le soutien de la Caisse d’Epargne, décerne des trophées à des artisans et associations de commerçants qui se sont distingués au cours de l’année écoulée.

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